Disposer de 4 jours de temps libre : choix de société !

La réduction de la durée légale de la semaine de travail à 3 jours ne correspond pas à un choix économique, mais à un choix de société. En devenant le temps social dominant, le temps libre individuel provoquera un changement de valeurs, de modes de production et de catégories sociales dominantes. En disposant de 4 jours de temps libre, les salariés, les cadres, les chefs d’entreprises, les entrepreneurs, les professions libérales, les agriculteurs, les artisans et les commerçants auront les moyens de se socialiser, de nourrir l’estime de soi et de s’accomplir autrement que par l’activité professionnelle et la consommation. En intervenant dans la vie quotidienne, l’inversion du rapport à la temporalité favorisera un changement de mode de vie individuel et une transformation radicale de la société. En provoquant l’effondrement du mode « avoir » au profit du mode « être », ce changement modifiera le rapport à soi et aux autres. La somme de ces transformations sociales favorisera la mise en œuvre d’un modèle de société qui permettra de mettre l’économie au service du développement et de l’émancipation de chaque individu.

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Quelles sont les causes de la hausse du budget alloué à l’alimentation et au logement ?

Jean-Christophe Giuliani

Quelle que soit sa catégorie socioprofessionnelle, la satisfaction des besoins essentiels est indispensable au développement physique et psychique d’un individu. En travaillant, le salarié perçoit un revenu qui lui permet de satisfaire ses besoins physiologiques : se nourrir, payer son loyer et les traites de sa maison, ainsi que ses factures d’eau, de gaz et d’électricité. Pour éviter les revendications portant sur la réduction du temps de travail, le patronat, les banquiers, les politiques et les cabinets de conseils en marketing disposent de plusieurs leviers d’actions. Afin de les identifier, je propose d’analyser l’évolution des dépenses, ainsi que la part du budget et du SMIC alloués à l’alimentation et au logement.

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La réduction du temps de travail : un choix de société !

Jean-christophe Giuliani

Depuis la loi Aubry sur les 35 heures, la réduction du temps de travail ne fait plus l’objet de débats. Que ce soit au PS ou à l’UMP, s’ils parlent de la durée du travail, c’est pour abroger les 35 heures ou l’augmenter. En ce qui concerne le MEDEF, il considère la réduction du temps de travail comme un frein à la compétitivité des entreprises françaises et donc, la cause du chômage. Le fait que les élites économiques et politiques évitent d’ouvrir ce débat est probablement dû au fait que la réduction de la durée légale du temps de travail n’est pas un choix économique, mais un choix de société. Afin de l’ouvrir à nouveau, je commencerai par expliquer pourquoi la réduction du temps de travail est un choix de société.

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Pourquoi le travail contribue-t-il à notre « servitude volontaire »

Jean-Christophe Giuliani

En France et dans l’ensemble des pays industrialisés, la légitimité de l’autorité et du pouvoir de l’élite économique repose sur le « mode avoir ». En exerçant des fonctions prestigieuses, en accumulant toujours plus de richesses financières et de biens matériels et en exhibant sa consommation ostentatoire, l’élite se démarque de la masse, affirme sa réussite et nourrit l’estime qu’elle a d’elle-même. Pour se maintenir au sommet de la hiérarchie, elle a besoin de la complicité d’une chaîne ininterrompue d’hommes et de femmes à son service. Étant donné que l’autorité de cette soi-disant élite repose sur l’adhésion active ou passive des cadres et des classes moyennes, il suffirait qu’ils renoncent à soutenir l’édifice social en place pour que celui-ci s’écroule.

                 

Dans l’optique d’une réflexion sur les conditions d’un changement de mode de vie individuel et collectif, il m’apparaît donc important de comprendre comment les cadres et les classes moyennes, qui sont pour la plupart instruits, cultivés et formés, acceptent d’abandonner leur liberté sans y être contraints par la force. Sous l’ancien régime, la religion et la superstition étaient les auxiliaires de l’autorité de la monarchie. En remplaçant la religion par le « mode avoir », la bourgeoisie (ou l’élite économique) a transformé son aliénation à la réussite financière, professionnelle et matérielle en raison d’être de la société. L’activité professionnelle apparaît donc comme l’un des instruments qui permettent d’obtenir la « servitude volontaire » des cadres et des classes moyennes.

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Historique de la régulation et de la dérégulation des prix

Jean-Christophe Giuliani

Le contrôle et la régulation des prix des subsistances sont plus anciens que la liberté du commerce. Ayant une origine biblique, la régulation des prix des grains est inscrite dans la loi depuis l’apparition de notre civilisation. Dans son ouvrage « La vie chère et le mouvement social sous la terreur », l’historien Albert Mathiez faisait remarquer que « Nos ancêtres ont vécu pendant des siècles dans la crainte obsédante de la disette. Assurer la subsistance du peuple était alors le premier devoir des gouvernants. »[24] Le premier devoir d’un Roi ou d’un gouvernant était donc de garantir la subsistance du peuple. Le Roi était lié au peuple par un contrat implicite : le peuple obéit tant que le Roi assure les subsistances. S’il ne remplit plus son devoir, le peuple n’est plus tenu de lui obéir. Étant indispensables aux subsistances, les grains n’étaient pas une marchandise comme les autres.

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Le temps : un choix de société !

Jean-Christophe Giuliani

La croissance du PIB n’étant plus envisageable, la réduction de la durée légale du temps de travail apparaît comme la seule solution pour en finir avec le chômage. Depuis la loi Aubry sur les 35 heures, la réduction du temps de travail ne fait plus l’objet de débats. Que ce soit au PS ou à l’UMP, s’ils parlent de la durée du travail, c’est pour abroger les 35 heures ou l’augmenter. En ce qui concerne le MEDEF, il considère la réduction du temps de travail comme un frein à la compétitivité des entreprises françaises et donc, la cause du chômage. Le fait que les élites économiques et politiques évitent d’ouvrir ce débat est probablement dû au fait que la réduction de la durée légale du temps de travail n’est pas un choix économique, mais un choix de société. Afin de l’ouvrir à nouveau, je commencerai par expliquer pourquoi la réduction du temps de travail est un choix de société.

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Quelles sont les causes et conséquences des gains de productivité ?

Jean-Christophe Giuliani

Les gains de productivité et le partage de ces gains sont des enjeux économiques, politiques et sociaux majeurs. Afin de mieux appréhender ces enjeux, nous aborderons les causes, les modes de calcul et les conséquences des gains de productivité.

La production des BMW : Il n’y à pratiquement plus de salariés

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Causes et conséquences du chômage !

Jean-Christophe Giuliani

Depuis le milieu des années 70, la France et l’ensemble des pays industrialisés sont confrontés à une crise dont la conséquence directe est la hausse du chômage. Depuis 1974, tous les gouvernements français qui se sont succédé au pouvoir ont tenté de lutter contre la hausse de ce fléau politique, économique et social. Avant de proposer des solutions pour en finir définitivement avec le chômage, il apparaît pertinent de commencer par en étudier les causes et les conséquences. Dans le premier chapitre, nous commencerons par quantifier le nombre de demandeurs d’emploi et d’actifs sans emploi. Ensuite, dans le second chapitre, nous aborderons les conséquences économiques, politiques et sociales du chômage. Dans le troisième chapitre, nous tenterons de déterminer si c’est la faiblesse du taux de croissance du PIB ou les gains de productivité qui sont responsables de la hausse du chômage.

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Le phénomène des « emplois bidons »

Article de David Graeber initialement publié en anglais sur Strike Magazine.

Dans une société où les poètes se métamorphosent en avocats d’affaires pour assurer les besoins matériels de leur famille et où l’inutilité de la plupart des emplois est criante au point d’être admise par ceux qui les occupent. L’anthropologue David Graeber revient sur les contradictions de la vision actuelle du travail.

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Perspective économique pour nos petits enfants

John Maynard Keynes : Extrait de l’essai, « Traité de persuasion », de 1931

I

Nous souffrons actuellement d’une mauvaise épidémie de pessimisme économique. Il est courant d’entendre dire que la période de grands progrès économiques qui caractérisa le XIXe siècle est close; que l’amélioration rapide de la vie va maintenant marquer un ralentissement – du moins en ce qui concerne la Grande-Bretagne; et que la prospérité va plutôt diminuer qu’aug­menter dans la décade qui commence.

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