Propositions politiques

Programme du Mouvement pour la Semaine de 3 Jours (MS3J) format PDF : Tract travailler 3 jours par semaine 2016

Tract travailler 3 jours semaineNous tenons à mettre en face de leurs contradictions les économistes et les hommes politiques ultralibéraux, ainsi que les libertariens qui prônent la liberté individuelle et la propriété de soi. Être libre, autonome et propriétaire de soi, nécessite de pouvoir choisir son mode de vie et le sens que l’on souhaite donner à sa vie. Pour que chaque individu ait le droit de choisir sa vie et le sens qu’il souhaite lui donner, la loi doit garantir à chacun la possibilité de choisir entre « travailler plus pour gagner plus » ou travailler 3 jours par semaine pour un salaire compris entre 1 040 € et 1 660 € par mois. Si ces conditions ne sont pas remplies, le concept de liberté défendu par les ultralibéraux et les libertariens n’a qu’un seul objectif : défendre la propriété privée, la soi-disant loi du marché et la cupidité, renforcer le pouvoir temporel de l’argent et légitimer leur autorité.

Au nom de la liberté individuelle, un libertarien ou un ultralibéral pourrait objecter que le choix de travailler 3 jours par semaine devrait être le résultat d’une négociation, d’un accord et de la signature d’un contrat entre le salarié et son employeur. Pour ne pas se laisser piéger par ce discours idéologique, il est nécessaire de s’intéresser aux réalités économiques et sociales. Une négociation peut avoir lieu sur une base libre et non faussée si les deux parties en présence sont de force égale. Si l’un des deux est fortement dépendant de l’autre, il ne peut pas y avoir d’accord libre. La France comprend plus de 6 millions d’actifs sans emplois et à temps partiel subi. Tant que le taux de chômage sera élevé, le rapport de force sera en faveur de l’employeur. À cause de la peur du chômage et de la hausse des prix, ce choix ne peut donc pas relever d’une simple négociation individuelle. Étant donné que ce choix serait interprété comme un signe de retrait et de démotivation, le salarié qui solliciterait l’autorisation de travailler 3 jours risquerait de perdre son emploi au profit d’un autre qui ne compterait pas ses heures. Même s’il obtient satisfaction, en travaillant moins, il gagnera moins. Étant donné que les prix de l’alimentation et du logement sont dérégulés, il sera confronté à une hausse des prix avec un revenu en baisse. Le salarié, qui a une femme, des enfants et les traites de sa maison à rembourser, n’a donc pas la liberté de faire ce choix. Cette prise de risque inconsidérée serait totalement irresponsable. Seul un rentier, qui dispose d’un patrimoine important, ainsi qu’un célibataire et un couple sans enfants, qui n’ont pas de traites et de crédits à rembourser, a la possibilité de prendre ce risque.

Dès lors, la réduction de la semaine de travail à 3 jours doit être légalisée par la loi. C’est donc à l’État que revient la responsabilité de fixer le cadre légal de la négociation entre le salarié et l’employeur. La norme étant fixée à 3 jours, le salarié qui souhaitera travailler plus aura la liberté et le droit de le négocier avec son employeur. Pour que le revenu optimal soit viable, une distinction doit à nouveau être faite entre les biens et services essentiels et ceux qui sont ostentatoires. Au nom de la liberté, les prix de ceux qui sont ostentatoires, c’est-à-dire destinés à satisfaire les besoins d’appartenance, d’estime et de réalisation, doivent être soumis à la loi du marché. En revanche, les prix de ceux qui sont destinés aux besoins essentiels doivent être régulés par la loi. En s’inspirant de l’ancien régime, de la « loi du maximum général » et de l’Ordonnance du 30 juin 1945, les gouvernements auront le devoir et la responsabilité de voter la nouvelle « loi du Maximum ».

Pour accéder aux pages suivantes :

– Pour construire un modèle économique durable

– Pour sécuriser la satisfaction des besoins essentiels

–  Pour favoriser de nouvelles formes de socialisation et d’expression.